Voyage observation de la panthère des neiges

Au cœur des hauts plateaux kirghizes, isolés du monde dans une nature sauvage, nous vivrons en yourtes à proximité d’ une réserve naturelle afin d’essayer d’observer le fantôme des monts célestes.

Les gardes de la réserve connaissant parfaitement le terrain et Bastien Chaix, naturaliste spécialiste de la panthère des neiges accompagneront ce séjour de façon à optimiser les chances d’ observation.

10 jours complets seront consacrés à la recherche de la panthère des neiges. Au quotidien les séances d’ observation de plusieurs heures à l’ aube et au crépuscule alterneront avec des randonnées en milieu de journée afin de découvrir l’ écosystème de la panthère des neiges.

En amont et a l’issue de notre séjour sur les hauts plateaux, quelques jours permettront l’acclimatation et la découverte des richesses naturelles et culturelles du Kyrgyzstan dans les environs du lac Issik-kul.

En partenariat avec la réserve naturelle, le développement de ce type de séjour a pour but ultime de valoriser et renforcer la protection de la panthère des neiges et son écosystème localement en faisant travailler les gardes et les bergers des environs. 5 % du montant du séjour servira à mener des actions de conservation dans la réserve et ses environs (protection des troupeaux, sensibilisation, amélioration de l’équipement des gardes…).

DATES ET TARIFS

Nous contacter via le formulaire en bas de page.

Séjour 2026:

du 21/11/2026 au 07/12/2026

du 31/10/2026 au 15/11/2026

Plusieurs autres dates sur sur mesure sont possibles pour groupes déjà formés entre septembre et avril, nous contacter en indiquant vos disponibilités. Départ garanti à partir de 4 personnes.


PROGRAMME PREVISIONNEL

Jour 1 : Vol de nuit

Jour 2 : France – Lac Issik-kul

Arrivée à l’aéroport Manas de Bishkek le matin tôt, repos et petit déjeuner à Bishkek, puis transfert directement au petit village de Kok-sai au sud du lac Issik-kul à 1700m d’altitude. Arrivée dans l’après-midi au village, visite des environs du village. Possibilité de premières découvertes ornithologiques centre asiatiques (Buse féroce, Tadorne casarca etc…) en route (Env. 4-5h de route).

Les vallées de Baibocyn et Chon-jarguilchak à l’entrée desquelles nous logeons les deux premiers jours ont vu récemment leurs mesures de protection renforcées avec la création des Associations Baibocyn et Ala-too bugu. Ces associations rassemblent plusieurs habitants du village souhaitant préserver les richesses naturelles et lutter contre le braconnage, que celui-ci concerne la pêche sur le lac ou la chasse illégale au bouquetin en montagne. Des partenariats avec plusieurs ONG et institutions permettent de mieux étudier et protéger la Panthère des neiges et la faune sauvage de ces deux vallées. A terme, la réintroduction du Wapiti des Tien shan, disparu de la vallée de Chon-jargilchak dans les années 1960 viendrait enrichir la faune de la région déjà habitée par la Panthère des neiges, l’Ours isabelle, le Lynx du tibet, le Loup gris, le Bouquetin de Sibérie, le Chevreuil de Sibérie et une variété d’oiseaux tels que le Tétraogalle de l’Himalaya ou les roselins de montagne.

Logement chez l’habitant, Batiir, responsable de l’association Baibocyn

Jour 3 : Issik-kul – Aigliers                                                

Le matin nous rencontrerons un Berkutchi. Les Berkutchis sont des aigliers chassant à cheval lièvres, renards et parfois même loups accompagnés d’un Aigle royal et de lévriers kirghizes « Taigan ». Ce savoir se transmet généralement de père en fils chez les peuples kirghizes et kazakhs. Au Kirghizstan cette tradition est encore présente au sud du lac Issik-kul et dans quelques villages situés dans le nord du pays.

Dans l’après-midi nous nous dirigerons vers le village de Chon-jargilchak, au bord du lac Issik-kul où nous passerons la nuit.

Le lac Issik-kul, grand comme la Corse est une réelle mer intérieure légèrement salée qui ne gèle pas en hiver contrairement à la plupart des lacs de la région. Pour cette raison il constitue une zone d’hivernage de choix pour l’avifaune de la région.

Nuit chez l’habitant

Jour 4 : Découverte des hauts plateaux – acclimatation                                            

Après avoir récupéré la nourriture et le matériel pour nos 10 jours d’isolement, nous monterons sur les hauts plateaux en 4×4 via le col de Barskoon (3800m) puis de Seok (4028m). 

En chemin, nous observerons probablement nos premiers grands rapaces tels que le Gypaète barbu, l’Aigle royal ou le Vautour de l’Himalaya.

Après 5 heures de 4X4, nous arriverons à la cabane des gardes où nous passerons notre première nuit à 3 000m d’altitude.

Les hauts plateaux kirghizes faits de steppes immenses et de glaciers étincelants ont vu défiler pendant des siècles les caravanes de la route de la soie avant que l’ouverture du canal de Suez apporte une alternative plus aisée au franchissement de ces montagnes froides, hostiles mais d’une beauté céleste.

Nuit chez les gardes

Jour 5 : Déplacement à pied vers le camp de base                                                     

A partir de la cabane des gardes nous remonterons le fond de la vallée à pied (environ 3 heures de marche et 200m de dénivelé) afin de regagner le camp qui nous servira de quartier général lors de notre quête du fantôme des montagnes. Les chevaux de la réserve achemineront les bagages ainsi que la nourriture et le matériel. Selon l’enneigement et l’état de la piste, il se peut que nous fassions ce trajet en 4X4 directement le soir du jour 4 et soyons donc déjà sur place pour observer le matin du jour 5.

Les Hauts plateaux (Syrt) :

Les hauts plateaux de la région d’Issik-kul ne sont accessibles que par des cols à plus de 3000m et constituent un no man’s land d’altitude grand comme un département français. Deux sommets à 7 000m et plusieurs dizaines de sommets à plus de 5 000m forment la frontière avec la chine. Ces espaces sont peuplés uniquement de bergers et de leurs troupeaux de brebis, chèvres, yacks et chevaux. Ils partagent ces espaces avec le Loup, le Lynx, l’Ours isabelle, le Mouflon de Marco Polo, le Bouquetin de Sibérie et tout un cortège d’animaux particulièrement adaptés au froid, à l’altitude et à la sécheresse du climat continental. Deux réserves naturelles intégrales et un parc national ont pour vocation de protéger la faune sauvage de ces écosystèmes uniques.

En dehors des réserves, le braconnage et la chasse sportive au trophée de bouquetins et mouflons (principalement des clients étrangers) est malheureusement encore répandue malgré le travail des associations de protection de la nature. Dans ce cadre, le développement d’un éco-tourisme basé sur l’observation animalière permettrait de valoriser le rôle des réserves et proposer une alternative économique plus durable et respectueuse de la faune sauvage.

Nuit en yourtes partagées chauffées au poêle

Jour 6 à 13 : A l’affût de la panthère des neiges                                                       

Chaque jour, environ 2-3 heures à l’aube et en fin de journée seront consacrées à des séances d’observation statiques de la faune et recherche de la panthère des neiges à la longue vue et jumelles avec l’aide des gardes de la réserve. Le lieu d’observation peut varier en fonction des indices (traces…) récoltés les jours précédents mais reste à moins d’une heure de marche du campement.

Le reste de la journée sera consacré à la découverte de l’écosystème à pied dans les vallées environnantes (pistage, ornithologie, observation des ongulés…) et à la recherche d’indices de présence de la panthère des neiges. Nous serons dans ces moments reliés par Talkie-walkie aux gardes de la réserve qui scruteront également les versants à la recherche du léopard des neiges. Retour à la cabane des gardes le douzième jour.

Environ 400 panthères des neiges soit 10% de la population mondiale habitent le Kirghizistan. Elle est encore bien présente dans les montagnes du Tien Shan et du Pamir où les études récentes par piégeage-photographique et les analyses génétiques permettent d’obtenir des informations fiables concernant les densités de population de ce fantôme insaisissable.      

Logement en yourtes partagées chauffées au poêle.

Jour 14 : Retour vers le lac Issik-kul                                                         

Nous referons la route en 4X4 en sens inverse en traversant les hauts plateaux avant d’arriver au village de Chon-jargilchak.

Nuit chez l’habitant

Jour 15: Chon-jargilchak-Micro-réserve d’Ak-bulun                                                  

Direction la micro-réserve d’Ak-bulun que nous rejoindrons après 2 heures de minibus.

Micro-réserve d’Ak-bulun :

La micro-réserve d’Ak-bulun a été créée il y a seulement deux ans à l’initiative de quelques habitants du village de Kara-talaa principalement dans le but d’offrir une zone de quiétude aux cygnes (chanteurs, de Bewick et tuberculés) et autres oiseaux d’eau hivernants. La zone est par ailleurs classée en « Important Bird Area » par Birdlife International. Des actions telles que la sensibilisation des enfants des écoles environnantes et le développement d’un éco-tourisme basé sur l’observation de l’avifaune devrait permettre d’enrayer définitivement le braconnage et protéger la zone sur le long terme du surpâturage ou d’aménagements destructeurs.

Possibilité d’observation du Pygargue à queue blanche, Cygne chanteur, Panure à moustaches, Tadorne casarca et autres oiseaux d’eau.

Nuit chez l’ habitant

Jour 16: Retour en minibus vers Bishkek                                                   

Départ de Kara-tala dans la matinée, puis trajet d’environ 3h30 de route par la rive sud du lac jusqu’à Bishkek. Visite de la capitale kirghize en fin d’après-midi. Soirée en ville et restaurant avec spécialités locales.

Bishkek, appelée Frunze jusqu’à l’indépendance du Kirghizistan (1991) était surnommée « la ville verte » à l’époque soviétique en raison de l’abondance de parcs urbains. Ville principalement peuplée de populations russes par le passé c’est devenu une ville dynamique et cosmopolite au carrefour de l’Asie centrale accueillant kirghizes, russes mais aussi ouzbeks et ouighours.

Nuit en guest house à Bishkek

Jour 17 : Départ matinal de l’aéroport de Bishkek et vol de retour de jour


PRE-REQUIS

La panthère des neiges est un des animaux les plus difficiles à observer de la planète. C’ est une observation exceptionnelle qui restera dans votre mémoire toute votre vie mais qui nécessite parfois de sortir de sa zone de confort et de relever certains défis.

Grâce a l’ expérience des encadrants et des gardes, le choix du lieu et de la saison, les chances d’ observation sont très élevées sur ce séjour mais ne sont pas garanties à 100%. Les observations se font la plupart du temps à la longue vue et aux jumelles et nécessitent beaucoup de patience. Les photographes animaliers devront s’ attendre sauf exceptions à des distances importantes pour photographier la panthère des neiges, le mot d’ordre étant de ne pas déranger la faune sauvage.

Un bon équipement pour le froid pouvant descendre à -25 degrés est indispensable pour profiter pleinement de ce séjour. Les marches ne sont pas particulièrement difficiles mais l’ altitude (3000m) peut les rendre plus sportives que ce qu’il n’y parait. Nous vivrons 15 jours ensemble en groupe multiculturel, ce qui nécessite de partager, de s’ entraider et où l’individualisme n’ a pas sa place. Le confort peut être parfois rustique.

Rien en commun donc avec les safaris sur les félins africains par exemple… mais si vous êtes prêts a relever ces défis, alors une des plus belle aventure naturaliste et humaine qu’il soit donné de vivre est pour vous.

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